Partenaire privilégié d’un grand nombre de bibliothèques dans toute l’Aquitaine, Oscar Hibou ferme ses portes dans 3 semaines et va priver la Gironde d’une libraire indépendante spécialisée en bande dessinée et littérature jeunesse. Je ne reviendrais pas sur ses causes, exposées dans Sud-Ouest du 8 mai 2010. Ce qui est sûr, c’est que le professionnalisme de David Fournol, le gérant, n’a pas à être remis en cause. Je l’ai rencontré aujourd’hui au Salon du livre de Parentis en Born, où il a bien voulu répondre à mes interrogations sur le futur.
Moi : Merci de vous être déplacé à Parentis, malgré vos difficultés et votre fermeture prochaine. En 25 ans, qu’avez-vous appris sur vous, les livres, le métier ?
David Fournol : Parler aux gens, raconter. Les faire vibrer. Eclaircir ma pensée, trouver les bons mots pour décrire un livre… En 25 ans, je crois que j’étais forcément doué. Plus que pour ma fibre commerciale, sûrement… Je garde au fond de moi le plaisir des livres, le plaisir des clients qui revenaient me voir avec le sourire après avoir partagé avec eux mes coups de coeur. Les rencontres auteurs-lecteurs aussi, où chacun pouvait échanger sur ce qui lui plaisait…

Quels sont vos projets maintenant ? Aura t-on le plaisir de vous recroiser dans les rues de Bordeaux ?
DF : Bien sûr. Mes projets ? Me reposer, dormir même si plein de tâches administratives m’attendent dans les 3 mois qui arrivent.
Sinon, je ne sais pas ce que je vais faire après, je ne me suis pas vraiment posé la question. Ce qui est sûr, c’est que je pense rester dans le secteur culturel. Je ne suis bien qu’au milieu des livres.
Que représente Parentis en Born pour vous ?
DF : C’est la bibliothécaire Michèle Ernandoréna qui m’a invité. J’ai dit oui car j’adore les petits salons, plus conviviaux à mon avis. Je ne suis pas noyé dans la masse. L’ambiance y est toujours sympathique. Pour moi, c’est quelque chose de très important. Là, je me sens loin de toute obligation commerciale. Et en ce moment, c’est tout ce qui compte…
Tous les amoureux du livre vous encouragent, David, à continuer et à ne pas baisser les bras. A bientôt !